Tarifs : 68 100 emplois menacés et une « légère récession » en Ontario, selon le BRF
Les tarifs douaniers américains et la riposte canadienne pourraient entraîner la perte de 68 100 emplois en 2025 en Ontario, selon le Bureau de la responsabilité financière (BRF). Alors que la Banque du Canada se refusait à faire des prédictions économiques mi-avril en raison de l’incertitude, le BRF de l’Ontario s’est essayé au périlleux exercice le mardi 30 avril. Selon ses prévisions, le total d’emplois perdus grimperait ensuite à 119 200 en 2026 et à 137 900 en 2029 si rien ne change d'ici là. L’estimation prend en compte les tarifs en vigueur au 17 avril, mais ne tient pas compte du récent recul partiel du président américain Donald Trump sur les pièces automobiles. Un changement Avec 57 700 emplois en moins d’ici 2029, le secteur manufacturier serait le plus touché, en particulier les métaux de première fusion (-17 700 emplois) et l’assemblage de pièces automobiles (-16 300 emplois). Au total, environ 1 emploi sur 9 en Ontario est concerné par les exportations vers les États-Unis, soit 933 000 postes dans l'ensemble de la province. En 2024, les États-Unis comptaient pour 77 % des exportations internationales de biens de la province et 60 % des exportations de services. Au total, elles représentent 13 % du produit intérieur brut (PIB) de l'Ontario. Les régions les plus touchées seraient Windsor, Guelph, Brantford et la région de Kitchener-Waterloo, qui verraient leur nombre d'emplois diminuer d’environ 1,5 %. Sur l’ensemble de la province, le taux de chômage passerait alors en moyenne à 7,7 % sur la période 2025-2029 soit une hausse de 1,1%. Pour 2025, la croissance ralentirait à 0,6 %, contre une prévision de 1,7 % sans les tarifs. Enfin, les prix augmenteraient de manière supplémentaire de 0,2 % en 2025 et de 0,3 % en 2026 en raison des droits de douane américains et des droits de représailles du Canada. Le BRF lui-même relativise néanmoins tous ces chiffres. En campagne en début d’année, le premier ministre Doug Ford avait déclaré que les tarifs douaniers pourraient coûter 500 000 emplois à la province, soit près du quadruple de l’estimation du BRF. Le NPD, l’opposition officielle, a estimé que le rapport est un Le Parti vert appelle à des investissements dans les énergies vertes pour créer des emplois et à protéger les terres agricoles pour éviter les hausses de prix de la nourriture.positif à court terme, mais qui, à long terme, aura le même impact que ce qui figure dans nos perspectives sur les tarifs
, estime Jeffrey Novak, directeur du Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario, lors d’une conférence de presse à Queen’s Park.1 emploi sur 9 concerné par les exportations vers les É.-U.
Les villes les plus touchées
Croissance en berne et prix en hausse
Cela signifie qu’une légère récession se produirait
, indique le rapport, c’est-à-dire deux trimestres consécutifs dans l’année avec une diminution du PIB, selon la définition officielle. En 2026, la croissance repasserait au-dessus de 1%.L’incidence réelle des droits de douane sur l’économie de l’Ontario est incertaine
, écrit-il. Et l’impact dépendra des réactions des entreprises, des ménages et des économies.Personne ne peut prédire l’avenir
, selon Doug FordNous verrons ce qui va se passer
, a-t-il réagi mardi au sujet d’une éventuelle récession.Personne ne peut prédire l’avenir, mais je prédis que nous ferons mieux que d’autres endroits
, a-t-il affirmé. Il demeure positif face à l'avenir. Nous allons travailler sur la situation avec les États-Unis et le président Trump.
signal d’alarme
et qu’il est temps d’avoir un vrai plan pour maintenir les emplois ici et empêcher les industries de quitter la province
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